Le travail prolongé et/ou dystocique est la cause d'environ 8 % des décès maternels directement liés à l'accouchement dans les pays en développement. En cas de travail prolongé et/ou dystocique, toute intervention devra être efficace et ponctuelle afin d'éviter une rupture de l'utérus ou une infection pouvant mener au décès de la parturiente. En outre, les dystocies peuvent entraîner des incapacités graves, telles que des fistules obstétricales, et les morts foetales sont très courantes si un traitement n'est pas entrepris rapidement.
Objectif : Réduire les décès maternels dus à une dystocie ou à un travail prolongé.
Cibles : Une prise en charge efficace de 50 % de l'ensemble des cas de dystocie ou de travail prolongé d'ici 1997 et 80 % d'ici l'an 2000.
Stratégie
1. Les communautés devront être éduquées et informées qu'il faut transférer à l'hôpital toute femme en travail qui n'accouche pas dans un délai de 12 heures.
2. Pour diagnostiquer les cas de dystocie ou de travail prolongé, les agents de santé seront entraînés à évaluer la présentation/position et l'engagement de la tête.
3. Dans la phase initiale, un partographe, instrument efficace pour détecter rapidement les cas de travail prolongé ou dystocique devrait être fourni aux hôpitaux et centres de santé dotés d'un personnel compétent et qualifié.
4. Au moins un hôpital pour 500 000 habitants maximum (en fonction de la population globale et de sa répartition) devra être doté du personnel et des équipements nécessaires pour pratiquer des césariennes.
5. L'ensemble des services requis pour prendre en charge une dystocie ou un travail prolongé devront être ouverts en permanence, au moins dans les hôpitaux, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.